CDM Homme : Destins croisés
Publié le Lundi 12 juillet 2010 à 10:06 par
Si Gérôme Guérin, l’attaquant et capitaine des Conquérants de Caen va connaître ses tous premiers championnats du monde dans quelques jours, son homologue Renaud Crignier lui jouera ses huitièmes Mondiaux. Tous deux formés uniquement au roller hockey, ils nous présentent leurs attentes pour ces championnats du Monde tchèque.
« Je suis vraiment impatient de commencer, de pouvoir découvrir cet univers. » Gérôme Guérin, 22 ans et joueur de roller hockey depuis près de quinze ans va plonger dans le grand bain. Il sera l’une des nouvelles têtes de cette équipe de France au même titre que le défenseur de Rethel, Clément Grégoire.
« Je compte les jours, confie-t-il. En suivant les championnats du Monde Juniors, ça m’a encore mis dans le bain et en voyant leur super résultat avec cette médaille de bronze, ça motive. » Et Gérôme sait qu’il est entré dans un groupe qui a su l’accueillir comme l’un des siens immédiatement. « La crainte de ne pas être à la hauteur, je l’ai eu, mais c’était il y a plusieurs saisons en arrière. Désormais, j’y suis et mon intégration s’est vraiment très bien déroulée. Avant, je les regardais comme étant les joueurs de l’équipe de France, désormais, ce sont mes coéquipiers. »
Pour lui qui s’attend à un tournoi qui va révéler encore plus la dimension physique de son sport, le fait de n’être jamais passé par le hockey sur glace est une source ce fierté supplémentaire. « C’est le fruit du travail mais aussi de la passion, assure-t-il. Beaucoup de joueurs ont un passé sur la glace et le fait en effet de ne pas avoir ce profil rend peut-être plus fier encore… »
A ses côtés dans ce groupe, il évoluera avec l’un des meilleurs attaquants que l’Europe connaisse actuellement. Renaud Crignier, 29 ans, attaquant et capitaine du club d’Amiens s’apprête à jouer ses huitièmes Mondiaux. Il se souvient de sa première apparition dans le Groupe France, en 2003 en République tchèque, justement. « J’avais déjà été intégré aux stages alors que j’étais encore Junior, se souvient le meilleur buteur de la saison en Ligue Elite. J’ai participé aux Mondiaux en 2003 et j’ai eu la possibilité de jouer sur la deuxième ligne avec Jimi Lefranc, Olivier Dimet et William Richard, des pointures. Je pense que ça reste en termes de performance individuelle, mes meilleurs championnats du monde. Mais le souvenir le plus fort, c’est la médaille de bronze obtenue contre la Suisse en 2005 devant 4000 personnes à Bercy. »
A l’heure où l’on parle beaucoup du statut d’un joueur d’une équipe nationale et que la symbolique prend tout son sens, Renaud Crignier révèle un avis net sur la question. « A partir du moment où l’on enfile le maillot de notre pays, c’est pour tout donner, sans calculer. On peut toujours passer à côté d’un match, voire rater son tournoi mondial… Mais l’état d’esprit doit rester excellent, exemplaire. De plus en plus de gens nous suivent et nous avons des comptes à rendre. »
Lui également ne cache pas sa fierté de n’être jamais passé par l’école de la glace. « ça montre qu’on n’est pas moins fort et qu’aujourd’hui, le hockey sur glace et le roller hockey n’ont plus grand-chose en commun. Les joueurs de glace, on les reconnaît tout de suite à leur façon de patiner ou à leur sens collectif. Voir par exemple des joueurs de NHL arriver aux Mondiaux, c’est très bien, ça prouve que ce jeu est devenu un sport à part entière qui intéresse désormais les meilleurs joueurs du monde. »
Vous lisez actuellement un communiqué de presse envoyé par le Comité National RILH.


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