Coupe : A Nîmes les honneurs !

Les Krokos se sont qualifiés en mort subite, 8-7, contre des Mantas branchés sur le courant alternatif. Inexistants en première période, héroïques en seconde puis immatures en prolongation. Une défaite amère et douloureuse mais qui rassure finalement sur la capacité de réaction du MRHC.

Une fois n’est pas coutume, si Montpellier avait su jouer à un niveau constant pendant cinquante minutes, il n’y aurait eu aucun débat. Mais les Mantas, trop sûrs de leur fait, sont tombés dans le terrible piège de la facilité. Car Nîmes a joué le jeu attendu et a montré un niveau et une détermination qui rappellent que l’écart est parfois bien faible entre l’Elite et la D1.
Menés 4-0 dès le premier quart d’heure, les Mantas n’ont pas joué, ils n’ont même pas déjoué. En retard partout, largués physiquement et mentalement, ils n’ont pu que constater les dégâts. Face à eux des Nîmois en jambes, emmenés par un duo Oriol – Dauphin bien inspiré.
Il a fallu attendre la vingtième minute de jeu pour que Jake Mertz ne vienne dévier une passe de Hostein et redonner ainsi un peu d’allant aux siens. Mais Nîmes allait marquer deux autres buts. 6-1 à la pause.
A croire que les échanges vifs de la mi-temps ont pesé puisque après trois minutes en deuxième période, Montpellier marquait deux fois par Ozorak puis Cerneau. Le MRHC entamait alors une course folle contre le tableau de marque et les Mantas gardaient la mainmise sur le jeu, Nîmes se repliait. Cerneau à nouveau puis Ozorak encore amenaient Montpellier à une longueur dans les cinq dernières minutes. Cyril Garcia, très solide dans les buts en deuxième période, donnait un but gag à Dauphin dans les deux dernières minutes, 7-5 pour Nîmes. Mais la glorieuse incertitude du sport et la magie de la Coupe de France ont fait leur office. Juraj Ozorak trouvait un trou de souris pour le sixième (son troisième but personnel). Puis le géant slovaque envoyait une passe éclair dans la crosse de Jérôme Hostein pour l’égalisation à six secondes seulement de la sirène. Miraculeux.
Et c’est là que Montpellier a encore oublié les fondamentaux, pensé que la messe était dite et que les Gardois pouvaient faire leur sac… Mais ces Nîmois sont rusés, ils ont attendu, placé un contre rapide et la crosse de Cyril Gastaud a fusillé Garcia de près. « C’est une rencontre qui laisse vraiment un sentiment étrange, concluait le président Eric Roustit. On sait que sans cette première période désastreuse, les choses auraient tourné autrement, mais c’est comme ça. Il a manqué d’envie sûrement et de mental, c’est un mauvais résultat mais la réaction en deuxième période reste satisfaisante. »
En 8es de finale, Nîmes recevra Aubagne.

Feuille de match

A Montpellier, Complexe Albert-Batteux, Nîmes bat Montpellier 8-7 (6-1, 1-6, 1-0)
Arbitres : MM. Stepanoff et Espigat
Spectateurs : 250
Buts pour Montpellier : 20’06 Mertz (Hostein, Duteis), 28’53 Ozorak (Galibert), 29’22 Cerneau, 37’39 Cerneau (Ozorak, Peyre), 43’31 Ozorak, 49’03 Ozorak, 49’54 Hostein (Ozorak)
Buts pour Nîmes : 4’11 Oriol, 6’48 Miklou, 12’50 Miklou (Dauphin), 14’53 Oriol (Dauphin, Mourier), 20’47 Gastaud (Miklou), 21’17 Feron (Dauphin, Oriol), 48’40 Dauphin, 51’57 Gastaud (Morice, Huguier)
Pénalités : 4’ contre Montpellier, 4’ contre Nîmes

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