Féminines : Ris-Orangis champion de France !
Publié le Samedi 26 avril 2008 à 15:13 par Fabien
Toujours bien placées mais jamais gagnantes, les joueuses de l’équipe féminine de Ris-Orangis se sont emparées pour la première fois de leur histoire le titre de Championne de France (N1) en s’imposant 6 buts à 0 face à l’équipe combative de la Chapelle/Erdre. Interview de François Lethuillier …
Samedi soir, à la Halle Gagneux, les bénévoles du club de Ris-Orangis avait mis les petits plats dans les grands : Présentation des joueuses dans le noir avec une poursuite, animateur au micro ultra motivé, remise des nouveaux maillots aux partenaires institutionnels tels que la marie et le Conseil Général de l’Essonne et une fin de match avec des confettis et du champagne . En effet, en s’imposant 6 à 0 face à La Chapelle sur Erdre, les rissoises se sont mathématiquement assurées le titre de championnes de France au plus grand bonheur de François Lethuillier, responsable de la section hockey du club et fondateur de l’équipe féminine que nous avons interviewé.

Un mot sur votre adversaire du jour et votre large victoire 6-0 ?
Même si sur le papier Ris-Orangis était favori, il y avait quand même un peu de pression. Nous avions gagné 7-1 au match aller, avec quatre buts de Sandrine Rangeon qui avait débloqué une situation compliquée. Mais pendant la saison, les rissoises ont appris à être plus efficaces devant la cage. Finalement, 6-0 est un excellent résultat qui nous a permis de montrer un beau spectacle au public venu nombreux. C’est surtout le premier blanchissage de la saison pour Elise Besson !
Premier titre pour les rissoises, cela est dû à la nouvelle formule qui privilégie les équipes régulières ?
Facile ça ! Mais je connais les filles des équipes qui sont derrières nous. Ce sont des compétitrices. Je ne les imagine pas penser cela. La saison dernière deja, Ris-Orangis aurait pu être championne de France. La finale nous est passée sous le nez pour huit petites secondes… Après, chaque équipe rencontre des difficultés différentes selon ses adversaires. Le vrai cap que nous avons passé cette saison ce sont les matchs contre Grenoble. Le match retour à Varces dans une salle pleine, à sept après la grave blessure de valérie Texier dès la première minute de jeu, puis la victoire malgré les 10 minutes de prison pour Marina en fin de match confirment que nous méritions ce titre. Même si Marina et Aurore restent au-dessus du lot, il y avait du monde cette année pour jouer au hockey à Ris-Orangis.
Maintenant, on ne peut pas savoir ce que Ris-Orangis aurait donné dans une autre formule mais il ne faut pas se tromper de combat. Les trois saisons précédentes, les dates du calendrier étaient choisies d’un commun accord entre le responsable du championnat et le sélectionneur de l’équipe de France, et permettaient aux joueuses de glace de jouer en roller. Cette année, les dates n’ont pas été réfléchi de cette façon. C’est pour cela que Sandrine Rangeon par exemple n’a joué que cinq matchs avec nous cette saison. Quelle est la meilleure méthode ? Honnêtement, je ne prends pas parti dans ce débat. En tant qu’entraîneur, je comprend parfaitement la position du sélectionneur national qui cherche à avoir la meilleure équipe de France possible. En tant que formateur de jeunes joueuses, je ne peux que tiquer quand je lis des interviews de “glaçeuses” qui font passer l’équipe de France roller pour du loisir.
La position du club de Ris-Orangis est claire, nous on joue là ou on nous dit de jouer, les Rissoises appelées en EDF on les aide, après, le reste n’est pas de notre ressort !
Donc, pour finir de répondre à ta question, je ne pense pas que le calendrier cette saison ait changé grand-chose. Bien sur, sur un match Grenoble aurait pu nous battre en finale, elles ont un meilleur collectif que nous. En revanche, puisse le comité national se poser les bonnes questions sur comment faire évoluer notre sport au féminin !

Quelle était la force des Phénix cette saison ?
Voici les six raisons majeurs de la réussite de Ris-Orangis cette saison :
- Ris-Orangis est en finale depuis cinq ans, et les gamines progressent. Elles deviennent plus fortes que leurs adversaires. Nous avons encore cette saison deux cadettes et cinq juniors dans l’équipe.
- L’arrivée d’Elodie Larché dans notre équipe. Ses qualités physiques nous ont permis de tourner à deux lignes toute l’année, ce qui n’était jamais arrivé les saisons précédentes. Presque toutes les équipes contre nous ont explosé physiquement en seconde période. 50 minutes, ce n’est pas 34….
- La création de l’équipe 2 m’a permis de ne sélectionner en 1 que les huit meilleures joueuses pour chaque match, sans avoir à tenir compte des susceptibilités des unes et des autres. En clair, ça tournait, ça roulait et ça ne se posait pas de questions!
- L’ambiance de cette équipe pas toujours sérieuse, pas toujours très rigoureuse, mais tellement passionnée… à l’image des joueuses finalement!
- Un coach présent tout le temps. Ca peut paraître accessoire, mais je suis convaincu que c’est la aussi une des force des Phénix
- Je ne peux pas passer sous silence le soutien de la commune de Ris-Orangis et du conseil général de l’Essonne. Nos sportives de haut-niveau ont des conditions d’aide à la pratique que peu de gars ont en Elite.
Un message en particulier à faire passer aux dizaines de millions d’internautes qui lisent RHF ?
Un petit parallèle entre RHF et les Blues Sisters peut-être ? Des passionnés qui croient à leurs projets et qui les font grandir, tout cela pour le plaisir de rendre service, et la satisfaction de faire des choses bien ! Alors ami internaute, si en bas de chez toi, ta soeur fait du roller avec sa copine, met une casquette CCM sur la tête et vas-y. L’histoire des Blues Sisters a commencé en septembre 99. Le succés de RHF a été plus rapide !
Crédit photos : Cyrille Proux Photographie


Pourquoi pas une casquette bauer? sinon bravo pour le titre! tim
lol
pourquoi pas effectivement!
quelques autres photos….
http://www.cyrilleproux.fr/phenix-cdf/ zec
Les photos du match sont de nouveaux en ligne sur le lien laissé par ZEC.
Désolé pour le dérangement.
Cyrille CPP