Interview de CJ Yoder

La rédaction vous propose une interview du célèbre américain CJ Yoder souvent considéré comme le meilleur joueur au monde, venu renforcé le temps de la Coupe d’Europe l’équipe italienne d’Asiago.

Avant de s’intéresser à votre passé et votre futur, pouvez-vous revenir sur ce qui fait l’actualité à savoir le Coupe d’Europe. Avec un peu de recul, pouvez-vous nous donner votre point de vue sur l’échec de votre équipe dans la défense de votre titre ?

Le week-end dernier était l’une de mes plus belles expériences en roller hockey. La compétition était incroyable. Je pense que nous n’avons pas joué au niveau auquel on aurait pu et quand on joue contre des équipes de ce calibre, il faut être à 100% pour tous les matches. Mais c’était certainement moi la plus grosse déception.

Qu’avez-vous pensé du niveau de cette compétition ? Quelle équipe vous à surpris ? Des joueurs ou gardiens vous ont-ils impressionné ?

J’en ai un peu parlé dans la première question. Les deux équipes françaises qui sont arrivées en finale ne m’ont pas surpris. Votre pays est une puissance du roller hockey depuis 2 ans aux championnats du monde et je n’en attendais pas moins aux championnats d’Europe. L’équipe espagnole m’a surpris par contre. Ils n’ont pas tant d’individualités que ça mais ils sont repartis avec la médaille de bronze en ayant joué de façon très physique et intense. Je ne pensais pas que ça se passerait comme ça après notre victoire contre eux.

Avez-vous apprécié l’organisation de cette compétition et l’engouement des spectateurs ?

Le tournoi était magnifiquement organisé et tous les matches se sont bien passé. On s’est bien occupé de nous sur et en dehors du terrain. Quant aux fans, la demi-finale contre Anglet était une super expérience. Même si j’avais déjà eu l’occasion de jouer devant des foules aussi importantes, pendant ce match, le public aimait son équipe et était très enthousiaste. C’est ce dont je vais me souvenir toute ma vie. C’était un honneur de pouvoir jouer contre ces joueurs accompagnés de ces fans.

En quoi le jeu Européen diffère-t-il du roller pratiqué aux Etats-Unis ? Lequel préférez-vous ?

La plus grande différence entre les deux c’est la taille du terrain. Le jeu en Europe va d’un côté à l’autre du terrain plus rapidement parce qu’il y a moins de place donc l’équipe qui défend peut presser un peu plus. Aux États-Unis, on ralentit le jeu et on contrôle le palet plus longtemps. Les deux sont très sympas à jouer.

Que faites-vous lorsque vous ne jouez pas au Roller Hockey ?

Je joue autant que possible mais j’entraîne aussi des jeunes. Brian Yingling et moi, on est entraîneurs dans une organisation de 14 équipes appelée le “Tour Stallions”. Les catégories d’âge sont comprises entre 8 ans et moins et 18 ans et moins.

Arrivez-vous à vivre uniquement du Roller Hockey ?

Non, je suis également payé pour entraîner ces jeunes.

Vous êtes sponsorisé par la marque Tour, vous jouiez ce week-end avec des rollers actuellement non commercialisés, est-ce des prototypes ? Seront-ils distribué sun jour ?

Ce sont des “Code Carbon” et ceux que je portaient ne seront pas mis en vente mais il y aura une paire de “Code Carbon” sur le marché dans le futur proche.

Cet été nous avons énormément entendu parlé des frères Chavira, à votre avis sont-ils les futurs frères Yoder ?

J’ai eu la chance de jouer avec les deux aux championnats du monde cet été et ils sont tous les deux très forts.

En parlant de frère, connaissez-vous Casey et Kevin Kennedy qui jouent avec le club de la Roche-sur-Yon en France ?

Je ne les connais pas très bien mais ils ont l’air d’être sympas en dehors du terrain. J’espère qu’ils continueront. L’avenir du roller hockey, c’est une chose que l’on prend très au sérieux avec mon frère et j’espère qu’eux aussi.

Ce sont les premiers américains à participer au Championnat de France, un Championnat qui semble le plus développé du continent avec les deux finalistes de la Coupe d’Europe. Peut-on rêver de vous voir jouer en France les saisons à venir ?

J’adorerais jouer ici un jour. Anglet est une très belle ville et à chaque fois que je suis venu en France, j’ai beaucoup aimé. Donc si tu as des contacts, n’hésite pas à aider un joueur de hockey !

Phalanger

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