N1 : Artzak d’Anglet s’imposent à Paris face aux Corsaires

Les Corsaires de Paris XIII recevaient samedi soir les Artzak d’Anglet pour un match de la 6ème journée du Championnat de France de Nationale 1. Pour le club parisien, l’objectif de la rencontre est simple : ouvrir son compteur de victoire. C’est une équipe basque privée de Benjamin Couraud et Jonathan Ostre qui s’est présentée à la capitale venant chercher « trois points » pour rester parmi les leaders et surtout pour affiner son jeu avant leur échéance européenne de la semaine prochaine.

Paris XIII : Coudriaud M. (G), Barbe (G), Bertin (C), Reigner, Coudriaud S. (A), Sillies, Pascaud, Della Gaspera, Kerloch, Barbe, Mulalic, Beaucourt, Bastien.
Anglet : De Preval (G), Dessolain (G), Dimet (A), Fremond, Ladonne B. (C), Ladonne JF, Pousset (A), Couraud J., Errotaberrea, Dauchel, Carreyn, Gabillet, Ten Braak.

Arbitres : Franck ARNAL et Servane DERELY
Pénalités : 56’ contre Paris XIII et 30’ contre Anglet

Il n’aura fallu que 14 secondes aux arbitres de la rencontre pour siffler la première pénalité suite à une charge contre la bande de Sillies. Une minute plus tard c’est au tour de Sylvain Coudriaud de rejoindre son coéquipier sur le banc de prison pour retenir (1’39’’). Les Parisiens, qui ont joué presque tout le début de match en infériorité numérique, sont logiquement sanctionnés par les « Ours » (traduction du mot basque Artzak) grâce à une réalisation de Benoit Ladonne dans une cage désertée par Coudriaud, le gardien parisien de la soirée (3’18’’). Quelques secondes plus tard, grâce à une action rapide et collective, les Basques inscrivent un deuxième but : Dimet envoie le palet à Benoît Ladonne qui le passe à son frère. Jean François Ladonne n’a plus qu’à le pousser au fond des filets (3’38’’). Rien ne va plus. Les Corsaires sont mal menés et des joueurs de la même équipe se disputent sur le terrain … Une nouvelle prison est infligée aux parisiens et 7 secondes suffisent aux angloys pour aggraver le score. À l’origine du but, le même trio que précédemment : Dimet, et les frères Ladonne, l’aîné étant à la finition (09’30’’).

Cette pluie de pénalités maintenant finie, les parisiens font jeu égal et reviennent au score par deux fois, d’abord avec Coudriaud (11’27’’) puis grâce à Bertin qui profite d’un rebond laissé par De Preval (13’35’’). Sur la même action, Olivier Dimet demande un temps mort pour recadrer ses troupes. Gabillet envoie le palet en lucarne gauche sur un tir en angle fermé (17’38’’), insccrivant le dernier but de cette première mi-temps. Quelques minutes plus tard, Franck Arnal refuse – à juste titre – un but parisien à cause d’un joueur qui était dans la zone du gardien. C’est la mi-temps, Anglet mène 4 buts à 2.

A la reprise, les parisiens retombent dans les mêmes travers qu’en début du match. En l’espace de cinq minutes de jeu, ils se voient infliger cinq pénalités mineures. Ladonne JF. profite d’une supériorité numérique pour envoyer de nouveau le palet au fond des filets (26’32’’). A 3 contre 3, Sillies inscrit un but sur un exploit personnel : un tir du revers après avoir remonté tout le terrain (28’00’’). L’équipe basque se montre très dangereuse sur toutes les supériorités numériques. Pour preuve, le shoot de Ferrez assisté de Gabillet (29’13’’), le tir dans un trou de souris de Couraud (30’20’’) et enfin Ladonne B. (36’55’’) toujours en supériorité qui propulsent leur équipe au score de 9 buts 3 alors qu’il ne reste plus qu’un quart d’heure de jeu. Les Corsaires prennent l’eau mais leur orgueil leur permet de réduire le score par trois fois grâce à un doublé de Pascaud (45’36’’ et 49’38’’) et à Reigner (48’01’’).

Le réveil parisien en fin de rencontre n’aura pas suffit. Paris s’incline 9 buts à 6 face à l’équipe basque d’Olivier Dimet. Le match opposait deux formations très jeunes. Globalement le jeu a été haché par de nombreuses fautes et à ce petit jeu là, c’est Anglet qui a le mieux tiré son épingle du jeu. Les Corsaires restent à l’issue de cette 6ème journée de championnat dernier au classement et Anglet 3ème ex æquo avec Grenoble.

« On n’a mis ni la manière, ni la façon »
Olivier Dimet / Joueur-Entraîneur d’Anglet

Quelles sont tes impressions sur le déroulement du match ?

Je suis en colère car on n’a pas produit de jeu. On est rentré dans le jeu parisien qui était très haché. Ca n’a pas été du tout évident de faire un match comme celui-ci surtout que nous sommes à une semaine de la finale de la Coupe d’Europe. Je pense qu’inconsciemment les joueurs sont plus portés sur la finale que sur ce match qui était quand même important puisque chaque match du championnat est important si l’on veut rester dans le haut du tableau. Mais là on n’a mis ni la manière, ni la façon. Il y a une grosse remise en question à faire pour pouvoir enchaîner avec la finale de la Coupe d’Europe.

Es-tu globalement satisfait des résultats de ton équipe après 6 journées de Championnat ?

On montait en puissance. Ce match là est un peu décevant par rapport à la production. C’est vrai qu’il manquait aussi deux joueurs importants : Jonathan Ostre et Benjamin Couraud. J’ai donc dû modifier mes deux blocs et on l’a senti au niveau de la fluidité du jeu. Quoiqu’il en soit, sur les six matchs, on a cinq victoires et une défaite. C’est de bonne augure, on continue à avancer. On a une grosse défaite contre Rethel au début mais sur la physionomie du match, même si le score a été important, on a essayé de produire du jeu. On s’est un petit peu écroulé. Le groupe a été renouvelé à 50% , il y a du travail qui est fait et je pense que si on continue comme ça on peut espérer retrouver le haut du tableau.

On t’a vu rester plusieurs minutes par terre, que s’est-il exactement passé ?

J’ai pris un slap dans la glotte. Ca m’a coupé la respiration surtout qu’ensuite la crosse a fini en direction de ma glotte. Ce sont les petits aléas du sport. Je dirais qu’il y a eu plus de peur que de mal …

L’objectif pour le week-end prochain ?

C’est de faire la meilleure position possible ! On ne part pas avec l’étiquette de favoris, c’est sûr, je dirais qu’on a plus un rôle d’outsider. Maintenant c’est clair qu’on va essaye de faire aussi bien que l’an passé même si les équipes se sont encore renforcés. On sait que les favoris sont Asiago et Rethel qui affichent clairement leur intention de gagner le titre. On va essayer de semer un petit peu le trouble. On sera chez nous et on va compter sur le public pour justement se transcender.

Crédit photos : Kariya71

Phalanger

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