Interview de Franck Arnal
Publié le Mercredi 6 septembre 2006 à 1:27 par Fabien
La rédaction de Roller Hockey France a profité des Championnats du Monde à Detroit pour interviewer Franck Arnal, le seul arbitre français désigné pour arbitrer la compétion …
Pouvez-vous vous présenter ?
Franck Arnal, j’ai 27 ans, je suis membre du Comité National depuis le mois de mai où j’ai pris la fonction de président de la CNARILH (ndlr : Commission Nationale des Arbitres). Je suis arbitre national de Roller In Line Hockey depuis les finales de Grenoble de 1999 et arbitre international depuis juillet 2005.
Quelle a été votre préparation avant de participer à ces championnats du monde ?
Dans un premier temps, j’ai observé une courte période de repos bien méritée. En effet, il était important de récupérer après la saison afin de ne pas arriver lessivé aux championnats du monde. J’ai ensuite fait pas mal de vélo et de course à pied, essentiellement basé sur du foncier ce qui m’a permis d’arriver à Detroit en pleine forme.
J’ai eu la chance, une fois sur place, de pouvoir arbitrer quelques matchs du tournoi « TORHS » pour me mettre en jambe. Cela m’a également permis de découvrir de l’intérieur le roller in line hockey à l’américaine. Ensuite, j’ai suivi le stage international préparatoire et obligatoire pour tous les arbitres. Cela a créé des échanges très intéressants portant sur les différences qui existent entre les nations.
L’arbitrage international a-t-il évolué par rapport à l’an dernier ?
Cette année, le terme « zéro tolérance » a fait son apparition, se calquant sur l’évolution de la NHL ! Ce que je trouve regrettable, c’est que contrairement à ce qu’il se fait en France, l’intentionnalité de la faute n’a pas sa place, ce qui est fort préjudiciable au jeu. En effet, une pluie de pénalités s’abat dès lors qu’une crosse se lève trop haut, qu’un joueur est légèrement accroché ou qu’il trébuche. Globalement je pense que nous sommes passés d’un extrême à l’autre et que le juste milieu serait préférable au vu du niveau de jeu atteint dans la compétition. Par contre, on a pu voir que pour la finale, là, rien n’a changé depuis l’an dernier …
Vous avez arbitré le match République Tchèque – Canada, qui a été la première grosse affiche de ce mondial, quelles sont vos impressions ?
J’ai eu la chance et l’honneur d’officier durant cette rencontre qui a été d’un grand niveau. Je pense que lors de la première période, les Canadiens ont eu du mal à jouer dans un jeu plus technique que physique. En deuxième période, les Tchèques ont eu une petite baisse de régime, se laissant aller à quelques fautes. Les Canadiens ont su exploiter ces supériorités numériques pour revenir au score en fin de match. Le duo avec l’arbitre américain a très bien fonctionné et j’ai eu dans l’ensemble de bons retours. Du fait, je suis satisfait de ma prestation.
Comment trouvez-vous l’organisation du mondial ?
A Viry Châtillon, lors du mondial France 2005, de nombreuses critiques avaient été émises sur de petits détails. Ici, je me rends compte de mes propres yeux qu’on n’a rien à envier aux américains si ce n’est de fabuleux complexes sportifs (quatre terrains climatisés).
Un mot pour la fin ?
Une très belle page écrite dans ma carrière avec de grands souvenirs tel que la demi finale USA - Canada. Maintenant, il va falloir revenir en France car il y a beaucoup de travail à faire au sein de la CNARILH et en faveur des arbitres. Merci Patron, merci RHF.




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