Encore un jour se lève, sur la planète France
Publié le Lundi 21 juin 2004 à 16:32 par
C’est une nouvelle saison qui s’annonce pour toute la communauté Roller In Line Hockey française. Une bougie de plus à souffler, une nouvelle année à chausser les patins ou vibrer aux tâtonnements des tambours battant. Les champions de l’an passé remettent en jeu leur titre, les malheureux déchus tendent à revenir au sommet de la hiérarchie. Etat des lieux.
Parlons tout d’abord des sélections nationales, ambassadrices de la France aux championnats du monde ; les féminines pour leur première participation se hissent à la cinquième place tandis que les hommes terminent au pied du podium à leur habitude, l’exploit prenant fin en demi-finale, quand l’Américain C. J. Yoder scellait l’issu du match par un but valant de l’or, les Nord Américains finieront sacrés maîtres des terrains. Les tricolores s’installent donc dans l’élite du roller international.
La nationale 1, vitrine de la discipline, a elle aussi choisit son grand vainqueur, qui s’avérera être le même que celui de la coupe de France. Tout est dit, l’équipe de Rethel reste la seule équipe invaincue de cette saison régulière. Avec à sa tête un excellent William Richard, les Ardennais n’ont pas manqué cette fois-ci, leurs confrontations les opposant aux Hawks d’Angers, champions en titre. L’armoire à trophées du président Lefebvre peut fièrement s’agrandir, avec ce premier doublé de l’histoire. Les diables n’ont pas fini de faire parler les crosses.
Les dix protagonistes de l’élite en resteront à ce chiffre, deux équipes de plus étant inconcevable pour le moment, en raison du faible nombre d’arbitres nationaux habilités à encadrer des matchs de cette division. Aucune équipe ne rétrograde également en vue des dossiers d’inscription du premier et second de nationale 2, respectivement la Chapelle-sur-Erdre et Mouilleron-le-Captif. L’effectif ou le budget de chacun étant jugé inférieur aux minima requis.
Le petit poucet des divisions senior, la nationale 3, a de nouveau confronté les deux mêmes équipes, Cherbourg en ressortira pour la seconde fois vainqueur mais Briançon rêve de N2. Nous pûmes également assister au duel fratricide de la finale féminine, avec d’une part les Yéti’s de Grenoble et de l’autre les Aloses de Bordeaux, le tout formant l’ossature de la majorité de l’équipe de France. A la surprise générale, les Iséroises chutèrent sur un contre, un rebond maladroit et trompeur. Un titre, une habitude qui leur échappe alors, après tant d’années entre leurs mains.
Pour finir, insistons sur les catégories jeunesse qui s’étoffent et qui représentent logiquement, l’avenir et la pérenité de ce sport. L’effectif le plus jeune, celui des poussins, a vu s’imposer les “petits” dauphins de Villard-Bonnot, un club qui fait figure de formateur tout comme les formations franciliennes qui hissent chaque année une équipe sur le podium. D’ailleurs, Les Aigles de Dammarie-les-Lys termineront champions Benjamins tandis que leurs voisins de Paris 13ème survoleront la finale Minimes. Notons de plus, l’exploit des Ecureuils d’Amiens qui ont réussi le doublé cadets-juniors, jamais réalisé jusqu’alors.
Cette saison s’annonce sous de bons auspices et le spectacle risque d’être semblable voir meilleur, de quoi en passionner plus d’un.





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