Interview de Maxime Naud
Publié le Vendredi 26 décembre 2003 à 1:03 par Fabien
Comment es-tu venu au roller hockey ? Depuis combien de temps ?
Au départ mon frère pratiquait le hockey sur glace mais nous faisions souvent du roller à coté, je me suis mis sur la glace pendant deux ans, pour changer de mon ancien sport, la natation. Avec les gars de notre équipe nous avons souhaité faire du roller-hockey et mon père a donc lancé, à l’aide d’autres personnes, la ligue des pays de la Loire afin que nous puissions jouer. Une bonne partie de nos copains ont décidé d’arrêter la glace pour se mettre pleinement dans le roller. J’entame maintenant ma huitième année, pour la première fois dans un autre club que Mouilleron.
Pourquoi as-tu quitté ton club formateur, Mouilleron-Le-Captif (85) ? Club, avec lequel tu as eu un bon nombre de titres de champions de France.
Pour les personnes qui ne le savent pas, Mouilleron a fini second du championnat de nationale 2 l’année passée et avait donc la possibilité de monter, au même titre que nos « voisins » atlantique vendée. Les deux clubs ont essayé de s’entendre afin de mettre en place un projet qui prévoyait la Nationale 1 tout de suite. Certains dirigeants de Mouilleron ne l’ont pas souhaité et ont préféré tenter la montée sans Atlantique Vendée. Cela n’a malheureusement pas été possible.
Voulant évoluer en N1 j’avais d’abord opté pour partir à Angers pour jouer en Nationale 1.
Atlantique Vendée s’est proposé tardivement, mais offrait des « facilités » qui m’ont fait changer d’avis à la dernière seconde. Cela me permet donc de rester près de chez moi et le projet proposé par ce club me plaît puisque l’objectif est de monter en N1 dès l’année prochaine, de plus je reste avec mon frère et Cyrille Chauvet, deux anciens « Ducks ».
Combien de temps t’entraînes-tu par semaine ?
Je m’entraîne minimum deux fois par semaine et j’ai la possibilité d’en faire deux de plus.
Cette année nous avons une salle de musculation à disposition, j’essaye donc d’y aller toutes les semaines, mais il faut aussi penser aux études. J’ai aussi un programme de course afin d’améliorer ma condition physique établi par Frantz Mougeot, qui fait partie du staff de l’équipe de France. De toutes façons je crois que si on veut y arriver il faut travailler un maximum, dans la mesure du possible bien sur.
Quelles sont tes ambitions personnelles cette saison et quelles sont tes ambitions avec les Beachs Boyz ?
Mes ambitions, qu’elles soient personnelles ou collectives vont de pair. Nous visons la montée avec les beach-boyz, cela nous permettrait de jouer au plus haut niveau national. Ce qui n’est pas négligeable quand on vise une place dans l’équipe de France.
A nous de ramener le titre en N2, l’équipe est bâtie pour ça et je pense que nous pouvons le faire.
Après avoir été 3 ans en EDF Espoir, te voilà maintenant dans le groupe Senior, penses-tu que tu vas partir au prochain mondial à London ?
Je pense que tout joueur qui vient faire les stages régulièrement à le mondial pour objectif. J’ai maintenant terminé mes « années espoirs », je fait parti du groupe France senior et je travaille afin de faire partie de l’équipe de France. Bien sur il faut y croire mais c’est à Bernard Séguy de décider, je fait mon job sur le terrain, donne le maximum, à lui de juger si j’ai ce qu’il faut pour partir au mondial.
Il y a eu beaucoup d’équipes N2 forfait au début de saison, qu’en penses-tu ? Selon toi, quelles sont les causes de ces forfaits ? Que penses-tu du championnat cette année ?
J’ai déjà vu de l’intérieur comment s’organise et fonctionne un club. Dans la plupart des cas l’argent manque, les clubs sont souvent dépendants des municipalités qui ne reconnaissent pas encore ce sport. Dans ces conditions, il est parfois difficile d’obtenir une salle et surtout de l’argent pour pouvoir assumer tout les frais qu’engagent une N2, les bénévoles ne peuvent pas tout faire. J’ai l’impression que ça évolue un peu, espérons que ça continue.
Il est difficile de s’exprimer sur le championnat N2 car il est divisé en 4 poules, je parlerais donc pour la poule Sud-ouest. Nous avons peu d’équipes (5) comparé au championnat de la poule Sud-est, L’équipe terminant première de notre groupe arrivera en finale avec seulement 8 matchs dans les jambes contre une vingtaine pour les autres.
Pour parler du niveau, par rapport à l’année dernière je trouve qu’Anglet a progressé, il y a aussi Nantes qui compte finir dans les deux premiers, Atlantique Vendée a conservé ses joueurs de l’année dernière et a rajouté des éléments de Mouilleron, 2ème l’an passé et vise donc la 1ère place. La Chapelle sur Erdre et St Médard ferment la marche, ces deux équipes sont un peu en dessous mais peuvent poser des difficultés aux trois autres équipes.
Quelles équipes vois-tu championnes de France en N1 et en N2 ?
En N1 je croîs qu’Angers et Rethel sont au dessus du lot. Je pense que Rethel sera champion, mais attention à Angers qui, avec un peu plus de chance aurait pu l’emporter lors du dernier match. Rethel a pris l’avantage en battant les Hawks chez eux mais comme l’année dernière il faudra sans doute attendre le match retour entre ces deux équipes pour connaître l’identité du champion. Avantage donc à Rethel.
Pour la N2, je pense qu’Atlantique Vendée sera champion, car c’est mon équipe.
Que penses-tu qu’il faut faire pour améliorer notre sport ?
Un gros travail sur la communication pour faire découvrir notre sport qui reste encore méconnu du public. Je pense aussi qu’il faut continuer à travailler sur la formation des arbitres, j’ai vu beaucoup de matchs trop influencés par l’arbitrage, mais je suis persuadé que cela va venir. Le roller in-line hockey est un sport jeune, tout peut encore être amélioré, a nous (joueurs, dirigeants, fédération, …) d’avancer dans la même direction et donner le maximum afin de développer notre sport.
Un mot pour la fin ?
Je voudrai remercier tous les gens qui ont fait fonctionner le club de Mouilleron depuis ses débuts jusqu’à l’année dernière (Famille Chauvet, Jausserand, Pécault, Leprix, Cornet, Vinet , Bouron, Kalbach, Chanson, yann Daunas, Onnillon, Laurent Tercier, Julien Parois et pardon à ceux que je ne cite pas ici.)
Petit clin d’œil : L’important ce n’est pas combien de fois on tombe mais combien de fois on se relève.
Bonnes fêtes de fin d’année et bonne saison à tous.





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